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Photo serrée sur cochenille jaune

La cochenille jaune Aonidiella citrina

Originaire d'Asie, présente en Italie, elle a été identifiée en Corse en 2004.

Les attaques sévères peuvent entraîner un blocage de la croissance et des piqûres sur fruits qui chutent prématurément ou deviennent invendables.

Ordre : Homoptère Famille : Diaspidae

Statut réglementaire : parasite de quarantaine, de lutte obligatoire

Photos Forestry Images.

Fiche technique

Plantes hôtes :

Aonidiella citrina est inféodée à plus de 50 espèces dont Citrus sp . Se retrouve aussi sur olivier, pêcher, peuplier, fusain, eucalyptus, acacia, curcubitacées, ...

Morphologie :

Les boucliers des femelles sont de couleur jaune/marron et semi-translucides. Plats et circulaires ils mesurent 1,75mm de diamètre. Le corps jaune des femelles est visible au travers.

Les boucliers des mâles sont semblables mais plus petits et de forme plus ovale.

  • Photo cochenille jauneCochenilles jaunes
  • Photo feuille couverte de cochenilles jaunesFeuille atteinte

Biologie :

En Californie, le cycle biologique de l'insecte dure en moyenne 65 jours entre le premier stade actif et l'adulte reproducteur. La reproduction est une reproduction sexuelle. La fécondité des femelles semble plus forte sur les fruits que sur les feuilles et une seule femelle adulte produit 150 larves au premier stade sur un citron. La plupart des larves de premier stade se mettent à se nourrir dans les 6 heures à partir de l'éclosion et certaines resteraient actives jusqu'à 24heures. Une très forte mortalité se produit pendant ce premier stade.

Aonidiella citrina semble préférer les agrumes poussant dans les vallées plus arides et plus chaudes ainsi que les parties basses des collines de l'intérieur.

En Turquie, Aonidiella citrina a trois générations par an, en mai, juillet et septembre. Elle passe l'hiver au stade L2. En dessous de 14,8°C, son développement s'arrête.

Dans tous les cas, L1 demeure la principale phase de dissémination et peut être dispersé naturellement par le vent ou par les animaux. Une fois le site de nutrition choisi, l'insecte devient sessile et n'est plus disséminé par les moyens naturels. Il reste cependant très facile à transporter lors de mouvements de matériel végétal et de fruits.

Symptômes et dégâts :

Aonidiella citrina attaque généralement les feuilles et les fruits mais rarement l'écorce. L'insecte est considéré comme ravageur des agrumes dans certaines régions de culture. Les fruits et les feuilles sont attaqués mais en général pas les branches ni les troncs. Les fruits sévèrement atteints peuvent perdre leur valeur marchande en raison des piqûres, d'un aspect déplaisant et de la décoloration.

Les attaques de feuilles peuvent entraîner une défoliation et un dépérissement des rameaux apicaux. Les attaques sévères peuvent entraîner en plus une décoloration, un blocage de la croissance et des piqûres sur fruits qui chutent prématurément ou deviennent invendables.

Moyens de lutte

A) Lutte Chimique

L'efficacité des traitements est conditionnée à la suppression par brûlage des parties sèches ou trop attaquées par la cochenille. Les produits professionnels autorisés au 22/10/2004 contre cochenilles sur agrumes sont :

  • Acakill : 2l/hl
  • Citrole : 2l/hl
  • Oliblan: 2l/hl
  • Oviphyt: 2l/hl
  • Seppic TS: 3l/hl
  • Ultracide 20: 0,3l/hl

Attention, cette liste peut évoluer. Afin de s'assurer que ces produits sont toujours autorisés, consulter le site: http://e-phy.agriculture.gouv.fr puis cliquer sur "usages".

B) Lutte biologique

Une lutte biologique est aussi possible avec Encarsia citrinus, Aphytis chrysomphali, Aphytis melinus et Chilocorus nigritus.

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